Le deuxième comité de liaison du bloc central (Horizons, Renaissance, MoDem, UDI, Parti radical) a acté un désaccord sur la primaire entre Gabriel Attal, qui en maintient l'hypothèse pour début 2027, et Édouard Philippe, qui la refuse depuis fin mai. Hors Franck Riester, personne n'a soutenu l'idée, très majoritairement écartée. Les participants se sont donné rendez-vous en juillet, août puis septembre.
« ce n'est pas à la hauteur des enjeux »
Le comité de liaison fonctionne comme une enceinte de coexistence plus que de décision : il acte un désaccord sans le trancher, ce qui permet à chacun de tenir sa ligne sans rupture visible. Pour Attal, maintenir l'hypothèse d'une primaire est un instrument de positionnement qui force l'autre à se placer en refus d'un départage démocratique ; pour Philippe, écarter le sujet revient à le renvoyer à la dynamique des sondages plutôt qu'à une procédure. Le report mensuel, juillet puis août puis septembre, organise une esquive ordonnée : on garde l'initiative médiatique sans s'engager. La quasi-unanimité contre la primaire isole de fait celui qui la porte.
Proposer une règle du jeu que l'adversaire devra refuser, c'est lui faire porter le costume du blocage. Mais une enceinte qui reporte sans décider n'éteint pas la rivalité, elle la met sous cloche jusqu'à la prochaine échéance.
