Pour un dirigeant qui prend la parole
Quand un différend passe du terrain médiatique au terrain judiciaire, la ligne de défense doit choisir vite ce qu'elle concède et ce qu'elle tient, et l'erreur serait de tout défendre. Céder la périphérie la moins coûteuse, ici la qualité d'un tract, pour verrouiller le centre le plus dangereux, ici l'accusation la plus grave, est un recul organisé, pas une capitulation. Garder la parole à une figure intermédiaire tant que le dossier est judiciaire protège le principal. La limite est le rythme, une concession qui arrive trop tard, sous la contrainte de la plainte plutôt qu'avant, se lit comme un aveu arraché et non comme une clarification choisie.