Le bureau politique des Écologistes réaffirme son souhait d'une primaire rassemblant la gauche et les écologistes, un périmètre qui exclut de fait LFI, et annonce une consultation de ses militants la première semaine de juillet sur ce principe. Le communiqué prévoit un plan de repli : à défaut d'aboutissement de la primaire, le parti poursuivra sa campagne autour de la candidature de Marine Tondelier. Cette dernière est contestée en interne par des opposants qui lui demandent d'anticiper l'échec d'un processus jugé mal engagé.
La réponse écologiste rouvre, deux jours après le meeting de Saint-Denis, le mot que Mélenchon avait déclaré clos. Elle n'est pas symétrique : plutôt que d'affronter LFI de front, elle l'exclut du périmètre et reconstruit une primaire sans lui. La clause de repli, une campagne autour de Tondelier en cas d'échec, révèle une cohérence préparée à l'échec, on relance le processus sans en dépendre entièrement. La contestation interne montre le coût de la manœuvre : rouvrir un cadre, c'est exposer aussitôt ses propres divisions.
Opposer un calendrier daté à une démonstration de force est une arme lente mais résistante : une consultation programmée se déclare moins facilement « finie » par un tiers. Encore faut-il assumer que la réouverture d'un processus expose les fractures qu'une clôture nette aurait masquées.